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Un militaire de la force Barkhane, au Mali, est gravement blessé, alors que son véhicule blindé a sauté sur une mine artisanale en début de matinée ce samedi 7 décembre.

Selon le colonel Frédéric Barbry de l’État-major des Armées, le véhicule blindé du militaire «a été frappé par un engin explosif improvisé» pendant une opération à In Figaren, à l’est d’Ansongo, dans la région du Liptako.

Ce soldat français, gravement blessé, devrait être évacué vers la France dans les toutes prochaines heures, selon le porte-parole de l’état-major français qui a précisé que le véhicule participait à une opération dans le Liptako où les activités des groupes armées terroristes ont gagné en intensité au cours des derniers mois.

L’état-major des armées ne souhaite pas préciser si d’autres soldats avaient été blessés plus légèrement et les circonstances précises de l’incident.

Ils sont 41 soldats français a être morts «pour la France» lors des différentes opérations au Sahel depuis le lancement de l’intervention française au Mali en 2013. Treize militaires français ont péri le 25 novembre au Mali dans la collision de leurs deux hélicoptères alors qu’ils poursuivaient des jihadistes.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014.

Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne: Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad.

Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

Le président français Emmanuel Macron a appelé les chefs d’État des pays du Sahel à clarifier leur position sur la présence militaire française dans la région.

Lors de son discours lors du sommet de l’OTAN, à Londres, le 4 décembre, le numéro un de l’État français a «invité» le 16 décembre prochain les cinq chefs d’État africains concernés par l’opération Barkhane à une rencontre à Pau, ville du sud-ouest de la France et base du régiment de la plupart des treize soldats disparus.