Exercice de lutte antiterroriste pour les soldats du 3e RPIMa déployés sur Sentinelle

Exercice du 3e RPIMa déployé sur l'Opération SENTINELLE. [EMA]
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Le 18 octobre 2019, les militaires du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa), actuellement déployés dans l’opération Sentinelle en Ile-de-France, ont participé à un exercice interservices sur la plateforme de Roissy.

Le scénario de l’exercice simulait une attaque menée par deux terroristes engagés dans un périple meurtrier dans l’aéroport. Une menace que les militaires de la force Sentinelle avaient pour mission de neutraliser.

Au top départ de l’exercice, les militaires du 3e RPIMa ont rapidement progressé vers la zone où se trouvaient les terroristes, neutralisant l’un d’entre eux et sécurisant le secteur pour permettre aux éléments de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris d’évacuer les passagers « fictifs » et de prendre en charge les blessés. Ils se sont ensuite immédiatement redéployés vers un espace où s’était retranché le deuxième assaillant avec un otage, pour permettre l’intervention (fictive) du RAID.

Deuxième exercice mené cette année sur la plateforme de Roissy, ce type d’entraînement régulier permet de faire travailler en coordination les différents acteurs de la plateforme de Roissy, de perfectionner la communication interservices ainsi que de gagner en technicité. Pour les soldats de l’opération Sentinelle, forts de l’entrainement opérationnel qu’ils suivent au quotidien, c’est une occasion de démontrer leurs savoir-faire tactiques et techniques, qui sont identiques à ceux mis en œuvre sur les théâtres d’opérations extérieures.


Lancée à la suite des attentats de janvier 2015, l’opération Sentinelle est une opération militaire de lutte contre le terrorisme visant à renforcer la protection des Français, avec des moyens militaires (humains et matériels) mettant en œuvre des savoir-faire militaires, aux côtés et en complément des forces de sécurité intérieures.

7 000 militaires sont engagés dans l’opération avec une capacité de monter le dispositif à 10 000 militaires, sur ordre du Président de la République, sur faible préavis en cas de surprise stratégique ou pour faire face à un évènement d’ampleur exceptionnelle.

Disposant d’un mode d’action dynamique, les militaires s’adaptent et se coordonnent pour se déployer là où la menace est présente, dans le cadre d’un dialogue civilo-militaire accru à tous les niveaux qui permet d’ajuster le dispositif aux besoins de protection du moment.