Risques NRBC: la DGA lance le développement d’une nouvelle génération d’équipements de protection

EPIA vise à remplacer la quasi-totalité des tenues et masques de protection des armées contre les risques NRBC rencontrés sur les théâtres d’opération. (GME EPIA)
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Alors que les zones de conflits voient un risque accru d’utilisation de matériels nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques (NRBC), la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié mi-avril 2019 au groupement d’industriels NBC-Sys, Ouvry, Paul Boyé Technologies et SP Défense, le développement du programme dénommé «ensemble de protection individuel des armées (EPIA)».

EPIA vise à remplacer la quasi-totalité des tenues et masques de protection des armées contre les risques NRBC rencontrés sur les théâtres d’opérations. Ce marché a été attribué après une mise en concurrence entre entreprises exclusivement françaises, compte tenu de son caractère sensible.

Ces dernières années ont été marquées par un risque NRBC accru dans les zones de conflit.

Le ministère des Armées a décidé de remplacer les équipements de protection de ses combattants contre les risques NRBC, pour la plupart mis en service dans les années 1990, en tirant profit des progrès techniques réalisés dans le domaine de la protection individuelle.

Conçu comme un système complet et modulaire, EPIA permettra au combattant de poursuivre sa mission sous attaque NRBC en étant protégé. Il s’intégrera aux différents systèmes d’armes en service: aéronefs, navires, véhicules terrestres, équipements individuels de l’ensemble des personnels, etc.

L’offre retenue est ambitieuse du point de vue de la protection, avec un nombre de menaces prises en compte plus important que celles couvertes par l’équipement de génération actuelle.

Des études approfondies d’ergonomie sont prévues pour mieux s’adapter à la morphologie des combattants et apporter un plus grand confort.

Enfin, l’empreinte logistique sera réduite, par exemple en généralisant l’emploi de la technologie RFID à l’ensemble des sous-systèmes.

Les travaux de développement, d’industrialisation et d’essais dureront cinq ans. Les différents usages opérationnels des trois armées seront pris en compte, ainsi que ceux des services de santé et des essences des armées.

Au total plus d’une centaine d’interfaces avec les équipements en dotation dans les forces (équipements du combattant, véhicules terrestres, aéronefs, navires…) seront validées.

Plusieurs centres d’expertises et d’essais de la DGA seront impliqués dans la validation de la conception: DGA Maîtrise NRBC pour la résistance des tenues aux agents toxiques, mais également DGA Essais en vol, DGA Techniques terrestres et DGA Techniques aéronautiques.

A l’issue de la phase de conception les cotraitants du marché s’appuieront sur une production 100% française pour offrir au ministère des Armées une sécurité d’approvisionnement et une capacité à s’adapter aux évolutions du contexte international.