Interpol et le G5 Sahel signent un accord de coopération

Signature d'un accord de coopération entre le G5 Sahel, représenté par Maman Sambo Sidikou et Interpol, représenté par Jürgen Stock. (@interpol_hq/Twitter)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Le secrétariat permanent du G5 Sahel et l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) ont signé jeudi 16 mai, à Lyon, un accord de coopération pour échanger les information et l’expertise dans la lutte contre le terrorisme et le crime transfrontalier. 

Le mémorandum d’entente signé par le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, et le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou, doit permettre «la coopération technique, la formation, le renforcement des capacités et l’échange d’expertise».

Le partenariat entre les deux institutions permettra «d’avoir un cadre juridique régissant les échanges de données et d’informations entre Interpol et le G5 Sahel», ajoute le texte.

Ainsi, en vertu de l’accord, le secrétariat permanent de G5 Sahel sera connecté au réseau de communication sécurisé d’Interpol. Cela permettra un partage direct des informations relatives au terrorisme entre le G5, le siège du secrétariat général d’Interpol, ses bureaux centraux nationaux et la plate-forme de coopération pour la sécurité du G5.

Les deux parties projettent par cet accord de renforcer la lutte contre le terrorisme. « Le G5 Sahel va désormais bénéficier de toute l’expertise d’Interpol dans ce domaine », a affirmé Maman Sambo Sidikou, à la suite de la cérémonie de signature.

Il faut dire que le nombre croissant de groupes extrémistes violents et de plus en plus sophistiqués à travers le Sahel – Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger – a entraîné la mort de milliers de personnes, avec des centaines de milliers de personnes déplacées.

Pour rappel, la force conjointe du G5 Sahel a été créée en février 2014 par ces cinq pays de l’espace sahélo-saharien, afin de lutter contre le terrorisme et le crime organisé.

Elle rassemble, en pleine capacité opérationnelle, 5 000 hommes (7 bataillons répartis sur trois fuseaux Ouest, Centre et Est) et intervient sur une bande de 50 km de part et d’autre des frontières communes.