ATOS, Thales et Sopra Steria sélectionnés pour la deuxième étape du projet ARTEMIS

ARTEMIS a pour ambition de révolutionner la façon dont les armées traiteront leurs données.
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Le 14 mai 2019, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié la deuxième phase du projet ARTEMIS (architecture de traitement et d’exploitation massive de l’information multi-sources).

Destiné à mettre au point la future plate-forme sécurisée de big data et d’intelligence artificielle, ARTEMIS a pour ambition de révolutionner la façon dont les armées traiteront leurs données.

Ce projet est établi dans le cadre d’un partenariat d’innovation lancé en 2017 avec trois entreprises. Pour cette deuxième phase, la société ATOS associée à Cap Gemini et le groupement Thales / Sopra Steria ont été retenus. Dans 30 mois, l’un de ces deux acteurs industriels devrait être sélectionné pour déployer, améliorer et soutenir la plate-forme ARTEMIS.

«Ce positionnement et cette infostructure souveraine s’avéreront déterminants pour ancrer l’autonomie stratégique de la France et contribuer à une vision et une ambition européenne à long terme dans l’IA au service de la défense».

Daniel le Coguic, Vice-Président senior Big Data & Sécurité France chez Atos

Mis au cœur de la transformation numérique du ministère des Armées, le projet ARTEMIS vise à :

  • mutualiser sur un espace réservé au ministère la masse de données numériques qu’il produit ;
  • faciliter leur gestion, administration et exploitation ;
  • accélérer les développements d’applications basées sur ces données.

À terme, une version publique sera ouverte à la communauté scientifique et industrielle. Elle permettra de :

  • tester rapidement des réponses à une problématique métier ;
  • offrir des kits de développement avec des composants, des règles et des données non sensibles.

Cet ensemble permettra de prototyper très rapidement des solutions logicielles et d’évaluer leurs performances. Les concepts retenus pourront alors être facilement portés sur l’espace privé du ministère des Armées, où seront stockées et traitées, de manière sécurisée, les données réelles.

Comme pendant la phase initiale du projet, les partenaires sélectionnés sont incités à s’appuyer sur des laboratoires académiques, des start-ups et des PME qui innovent dans le monde des applications numériques civiles et de l’intelligence artificielle.

Pour les départager, six expérimentations concrètes utilisant les solutions ARTEMIS ont été contractuellement commandées à chaque partenaire sur les questions opérationnelles suivantes : le suivi d’une flotte, le partage de connaissance, la maintenance, l’état de santé des militaires, l’analyse des réseaux, et le traitement de données hétérogènes. Ces expérimentations pourront être complétées par d’autres sujets jugés prioritaires.

Dès cet été, les développements incrémentaux pour le socle commun aux versions publique et privée de la plate-forme vont débuter. Ils permettront d’assurer, à la fois, la parfaite adéquation au besoin et une montée en puissance progressive. Des déploiements pilotes auront lieu dès 2020. La version V1 homologuée de la plate-forme ARTEMIS est attendue pour 2021.