Le ministère des Armées réceptionne 13 radars Murin

Le radar de surveillance tactique léger Murin. (Thales)
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Dans le cadre du renouvellement des capacités opérationnelles des armées prévues par la Loi de Programmation Militaire 2019-2025, 13 radars de surveillance tactique légers Murin (moyen de surveillance utilisant un radar d’observation des intervalles), réceptionnés par la Direction générale de l’armement (DGA), ont été livrés à l’armée de Terre au cours du 1er trimestre 2019.

Ces radars nouvelle génération sont destinés à renouveler les capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance en tous temps, de jour comme de nuit, de l’armée de Terre.

Les investissements de l’État dans l’industrie de défense sont essentiels à la protection et la sécurité de nos concitoyens. Ils sont également un atout pour l’économie française dans son entier, chaque programme lancé auprès d’un industriel étant source d’activité économique et d’emplois. Florence Parly, ministre des Armées, le rappelle, « nous marchons sur deux jambes : celle de la défense de notre pays et celle de la défense de notre économie ».

Le Murin (dénommé Ground Observer 12 – GO12 – par Thales) est un système radar portable de détection, d’identification et de poursuite de véhicules terrestres, maritimes ou aériens, et de fantassins. Il servira aussi au réglage des tirs d’artillerie et participera à la protection d’emprises. D’une portée de 300 m à 25 km, il peut surveiller un secteur sur 360°. Il s’interfacera avec le système d’information et de commandement Atlas de l’artillerie. Les radars Murin seront mis en œuvre par les batteries d’acquisition et de surveillance des régiments d’artillerie. Il est prévu qu’ils soient intégrés sur le véhicule Serval du programme Scorpion.

Le marché de réalisation du programme Murin, composé de 30 radars, a été notifié par la DGA à Thales le 30 décembre 2015. Les quatre premiers radars de ce marché ont fait l’objet d’une évaluation technico-opérationnelle menée conjointement par les équipes de la DGA, de la Section technique de l’armée de Terre (STAT) et de la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT). Les treize derniers radars seront livrés au cours de l’année 2019.