Un présumé néo-nazi relevé de ses fonctions au sein des FAC

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Mise à jour du 28 août 2019, à 14h20

La GRC recherche activement le réserviste qui est porté disparu depuis lundi 27, mais dont la famille ne l’a vu pour la dernière fois que le 24. Il conduirait une Dodge Ram rouge 2010 avec la plaque d’immatriculation manitobaine HXJ 806.


Le ministère de la Défense nationale indique aujourd’hui dans une déclaration envoyée aux médias que le militaire soupçonné d’avoir des liens avec l’extrême droite néo-nazie a été relevé de ses fonctions «et ne retournera pas au travail».

«Le caporal-chef Patrik Mathews a été avisé qu’il était relevé de ses fonctions. Ce qui veut dire qu’il ne participera plus à aucune activité militaire et qu’il ne retournera pas travailler», indique ainsi le ministère.

Cette mesure a été jugée nécessaire, compte tenu de la gravité des allégations et du risque pour le moral et la cohésion de l’unité.

L’ingénieur de combat de Winnipeg avait été vu en train de placarder des affiches de recrutement pour son groupe radical The Base, qui vénère les tueurs de masse, mais dit aussi se préparer à une guerre raciale, appelant ses membres à suivre une instruction militaire.

Sa demande de libération volontaire des Forces armées canadiennes, en cours depuis avril, a été accélérée et devrait être finalisée dans quelques semaines.

Une enquête interne est en cours depuis quelques temps déjà et la Gendarmerie royale du Canada mènerait également la sienne.

Précédemment, l’Armée canadienne rappelait fermement qu’il est «complètement inacceptable pour un soldat des Forces armées canadiennes d’être membre ou de participer à des activités d’une organisation que l’on sait liée à des activités criminelles ou qui fait la promotion de la haine, de la violence, de la discrimination ou du harcèlement».

«Nous avons pris des mesures décisives, et nous continuerons de concentrer notre énergie à éliminer de nos rangs les personnes qui adhèrent à des idéologies extrémistes», de conclure les Forces, au moment où le ministre de la Défense nationale a demandé à son ombudsman d’enquêter sur le racisme au sein de l’institution fédérale.