BARKHANE: Raid du groupement logistique « Charentes » pour soutenir une opération dans le Gourma

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Le groupement logistique Charentes. [EMA]
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Le groupement tactique n°1 «Belleface» est intervenu dans le Gourma du 25 juillet au 3 août pour mener une opération conjointe avec les soldats maliens.

A cette occasion un de ses sous-groupements a entrepris un véritable raid logistique entre le 28 et le 29 juillet pour soutenir des fantassins et leurs véhicules blindés de combat d’infanterie au plus près de sa zone d’opération.

Un raid planifié et mené avec le plus grand soin

Le «raid» possède deux définitions. Sur le plan sportif, c’est une épreuve d’endurance sur une distance longue ou difficile, à l’instar de certains raids automobiles. Sur le plan militaire, c’est une opération très rapide menée en territoire potentiellement dangereux.

Le capitaine Priscilla, commandant le convoi, explique: «Pour ce raid, la composition et la taille du convoi ont été étudiées avec soin, et le chargement calculé au juste besoin. C’est une opération éclair menée par des éléments très mobiles et peu nombreux. Respecter les délais permet de ne pas gêner la manœuvre».

Vingt-cinq véhicules ont quitté Gao le 28 juillet à 11 heures pour transporter des vivres et du carburant. Parmi eux, une section de sapeurs chargée de l’ouverture d’itinéraire et un peloton de circulation et d’escorte ont assuré la protection du convoi.

Des contrôleurs aériens avancés étaient présents pour coordonner les moyens aériens susceptibles de venir en appui, en cas de nécessité. Ces précautions permettent d’écarter la menace d’une embuscade ou l’explosion d’engins explosifs au passage du convoi.

«Adaptabilité et souplesse sont indispensables»

Le convoi a fait une halte pour la nuit aux environs de la ville de Dorey, le 28 juillet au soir. Le lendemain, il a effectué la jonction avec les éléments d’infanterie, sur un point d’identification et d’accueil déterminé en amont.

A 11 heures, l’unité combattante avait pris possession de tout ce dont elle avait besoin. «Adaptabilité et souplesse sont indispensables», précise le capitaine Priscilla, «nous avons livré les matériels nécessaires, et les combattants ont veillé à ne pas s’encombrer inutilement pour préserver leur capacité opérationnelle».

Résistance du matériel et endurance: un véritable défi humain

Le 29 juillet au soir, les premiers éléments du convoi ont regagné la base avancée de Gao. «Le raid a été effectué malgré la saison des pluies  sur un terrain particulièrement difficile pour le matériel et les hommes», conclut le capitaine Priscilla, «certains véhicules se sont embourbés ou ensablés… mais toujours, à force de volonté et en dépit de la fatigue, ça repart très vite !».

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS): Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.