Emmanuel Macron annonce la création d’un commandement pour l’espace [VIDÉO]

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Mise à jour du dimanche 14 juillet 2019, à 12h53

La ministre des Armées Florence Parly a précisé, au cours d’une interview sur France Inter, que ce futur commandement «va se localiser à Toulouse, qui est le grand lieu de l’espace français. Nous allons rassembler tous les moyens qui sont dispersés dans nos armées et qui contribuent à la bonne utilisation des moyens spatiaux, et créer un commandement de l’espace, qui va commencer par environ 200 personnes puis va monter en puissance au fil du temps». Elle a annoncé qu’elle donnerait de plus amples détails sur ce sujet d’ici 10 jours.


À la veille du traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé, dans un discours aux armées depuis les jardins de l’Hôtel de Brienne, la mise sur pied d’un «grand commandement de l’espace».

Dans les faits, ce commandement sera intégré au sein même de l’Armée de l’air, qui changera de nom pour s’appeler Armée de l’air et de l’espace.

Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain, au sein de l’Armée de l’air. Celle-ci deviendra à terme l’Armée de l’air et de l’espace.

Emmanuel Macron, président de la République française

Évoquant les «nouvelles zones de confrontations» comme l’espace exo-atmosphérique, M. Macron y voit un «enjeu de sécurité nationale».

Le chef de l’État a indiqué: «la nouvelle doctrine spatiale militaire qui m’a été proposée par la ministre (des armées Florence Parly, NDLR), et que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace».

Ainsi, par la création de ce commandement, la France doit renforcer sa «connaissance de la situation spatiale» et mieux protéger nos satellites «y compris de manière active».

Il faut dire que Mme Parly était déterminée depuis longtemps à ce que la France obtienne une «autonomie stratégique spatiale» face aux «menaces portées par quelques grandes puissances», et ce au moment même où plusieurs pays renforcent leur emprise dans ce domaine.

Cette doctrine sera détaillée plus tard par la ministre.