Le CEMA rencontre le nouveau commandant suprême des forces alliées en Europe

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Le chef d’état-major des armées, le général d’armée François Lecointre, a rencontré à Paris, le 4 juin 2019, le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Tod Wolters. (État-major des armées)
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Le 4 juin 2019, le chef d’état-major des armées (CEMA), le général d’armée François Lecointre, a rencontré à Paris le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), le général Tod Wolters. Il s’agissait de leur première rencontre à Paris depuis la prise de fonction du SACEUR en mai dernier.

Dans la continuité de la participation du CEMA au comité militaire de l’OTAN (MCCS) et de la signature de la Nato Military Strategy, le général Lecointre et le général Wolters ont rappelé que l’OTAN et ses Alliés étaient tournés vers une Alliance forte, souple et réactive. A ce titre, ils ont souligné tout l’enjeu lié à la mise en œuvre de projets comme l’Initiative pour la réactivité, en vue de renforcer la capacité de l’Alliance à exercer la sécurité collective. Dans un contexte où les menaces ne faiblissent pas, cette capacité, indispensable et complémentaires de celles développés par d’autres organisations comme l’Union européenne, est essentielle. 

Alors que l’instabilité aux frontières de l’Europe grandit et face aux affirmations de puissance, le CEMA et SACEUR ont également rappelé qu’il fallait rester vigilant en adoptant une posture de dissuasion et de défense réactive et mesurée. Dans ce cadre, le général Lecointre a rappelé le soutien de la France à la doctrine des « quatre trente », à savoir la mise à disposition, d’ici à 2020, de 30 bataillons mécanisés, de 30 escadrons aériens et de 30 navires de combat, prêts à être employés dans un délai de 30 jours au maximum.

Saluant le cadre de coopération unique qu’offre l’Alliance atlantique, que ce soit dans le domaine de l’interopérabilité, de l’optimisation capacitaire ou du partage du fardeau, le CEMA a rappelé que la France demeurait un Allié engagé. Signe de cet engagement : le déploiement, pour la troisième année consécutive, d’un contingent français au sein de la présence avancée renforcée de l’OTAN dans les pays Baltes et la présence régulière de Mirages 2000 dans le cadre la mission de police du ciel de l’OTAN (Baltic Air Policing).