Le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre devient le 132e régiment d’infanterie cynotechnique

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Le 132e BCAT devient le 132e RIC. (Armée de terre)
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Au 1er juillet 2019, le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) change d’appellation pour devenir le 132e régiment d’infanterie cynotechnique (132e RIC).

Ce changement dans la continuité, qui ne modifie pas le fonctionnement de l’unité au quotidien, permet de donner au 132e RIC la reconnaissance qu’il mérite par son engagement opérationnel. Seule unité de sa spécialité, le régiment participe au combat interarmes au même titre que les autres régiments de l’armée de Terre. Ses cynotechniciens sont engagés en permanence et en auto relève sur tous les théâtres d’opération.

En outre, le régiment sera intégré dans le programme Scorpion avec l’arrivée du «SERVAL cyno», un blindé dédié qui permettra au personnel d’être totalement intégré dans la manœuvre interarmes.

Ce changement d’appellation fait également sens d’un point de vue historique. Lors de la fusion des groupes vétérinaires en 1977, est créé à Suippes un groupement cynophile, rattaché à l’infanterie, pour acheter les chiens des trois armées et former les maîtres de chiens. On attribue alors à ce groupement cynophile de l’armée de Terre (GCAT) la filiation du 132e régiment d’infanterie, dont il hérite des traditions, en raison de son ancrage historique en Champagne.

Avec la multiplication des besoins cynotechniques en opérations extérieures, le 132e GCAT devient une unité opérationnelle en 1999. Il prend alors l’appellation de 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) mais conserve pour emblème le drapeau de régiment, emblème qui reprend tout son sens avec ce changement de nom.

La devise du 132e RIC est inscrite dans ses plis: «un contre huit», gagnée en 1814 à la bataille de Rosnay, près de Suippes, lieu de stationnement actuel de l’unité.