L’armée prête pour aider à la lutte aux feux de forêt

469
Mission: Héphaïstos pour les armées françaises. (EMA)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Jusqu’à la fin de l’été, l’Armée de Terre et l’Armée de l’Air participent activement à la lutte contre les feux de forêts sur le territoire national. Cette action s’inscrit en complément de celle menée par les sapeurs-pompiers territoriaux.

Depuis 1984, les armées engage des moyens militaires dans la lutte contre les feux de forêts, plus particulièrement dans le Sud, dans le cadre de l’opération Héphaïstos.

Le plan Héphaïstos est un protocole d’accord entre le ministère de la défense et le ministère de l’intérieur. Il prévoit la mise à disposition des autorités civiles de moyens militaires pour faire face à l’aggravation du risque de feux de forêts dans cette région en période estivale. Les armées interviennent chaque année en étroite coordination avec les unités militaires de la sécurité civile, les sapeurs-pompiers et l’office national des forêts

Depuis le 21 juin et jusqu’au mois de septembre, ce sont donc plus de 50 militaires de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air, 3 hélicoptères, 17 véhicules qui seront déployés pour assurer les différentes missions d‘un dispositif couvrant les 21 départements de la zone de défense et de sécurité Sud, auxquels il faut ajouter l’Ardèche et la Drôme.

Cette année, le déploiement des moyens des armées se concentre sur des capacités spécifiques:

  • une capacité de gestion des moyens «3D» ; constituée d’un détachement spécialisé de l’armée de l’air intégré au sein de la cellule des opérations aériennes de la sécurité civile (COASC) au CEZOC (préfecture de la zone sud), cette cellule est chargée de garantir la coordination des mouvements aériens des aéronefs du détachement d’intervention héliporté (DIH) avec ceux des moyens aériens de la sécurité civile ;  
  • une capacité d’intervention «3D» ; il s’agit de mettre à disposition permanente un détachement d’hélicoptères de l’armée de Terre. Cette capacité permet le transport des soldats du feu au plus près des sinistres ainsi que dans les zones inaccessibles par moyens terrestres ;
  • une capacité «génie», dotée d’engins terrestres spécialisés pour l’aménagement de coupe-feux. Ils peuvent être déployés au cœur des zones à risque.
  • une capacité «surveillance» pour la Corse ; elle est mise en place grâce à l’emploi de modules adaptés: le 2e Régiment Étranger de parachutistes de Calvi assure la surveillance des massifs en Haute-Corse alors que la base aérienne de Ventiseri-Solenzara se mobilise en Corse du Sud.

A cela s’ajoute, sur l’ensemble du territoire national, les équipages militaires qui s’entraînent au quotidien en basse et moyenne altitude et dont la vigilance a déjà permis par le passé de détecter des départs de feu.