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Le Débarquement en Normandie, baptisé Overlord, est la plus grande opération militaire de l’Histoire, tant par sa complexité que par l’ampleur des moyens mis en oeuvre.

Son idée émerge dès 1942, mais sa planification ne débute qu’en janvier 1944, après la décision prise le 1er décembre 1943, à la conférence de Téhéran, par Winston Churchill, Franklin Roosevelt et Joseph Staline lors de la conférence de Téhéran. Sa mise en œuvre est confiée au général américain Dwight David Eisenhower. Le lieu du débarquement est l’un des secrets les mieux gardés de la guerre. Alors que des opérations de diversion poussent les Allemands à s’attendre à un débarquement au nord de la Seine, le commandement allié choisit les plages du Calvados et de la Manche.

La date est incertaine jusqu’au dernier moment, le fameux OK, let’s go ! lancé par le général Eisenhower dans la nuit du 4 au 5 juin, après qu’on lui eut annoncé l’ouverture d’une fenêtre météo favorable pour le lendemain. Dans la nuit du 5 au 6 juin, une imposante flotte quitte les ports de la côte anglaise et galloise pour se regrouper en un point situé au milieu de la Manche, appelé laconiquement Picadilly Circus.

La même nuit, 23 000 parachutistes américains et britanniques sautent respectivement sur le Cotentin et dans le pays caennais. Des planeurs transportent hommes, jeeps, mitrailleuses lourdes et armes antichars. Tandis que 3 467 bombardiers lourds et 1 645 bombardiers moyens déversent leurs bombes contre les défenses côtières allemandes avec un succès très relatif. Pendant ce temps, la BBC diffuse une série de messages personnels destinés à la résistance française pour lancer les opérations de sabotage de grande envergure contre les voies et les moyens de communication.

Au petit matin du 6 juin, l’armada du débarquement, composée de 1 200 bâtiments de guerre et de 5 700 navires de transport, précédée par un écran de 277 dragueurs de mines, approche des côtes. À 4h15, les troupes commencent à être transbordées sur les chalands. À 5h45, les canons des navires de guerre ouvrent le feu. Le Débarquement commence à 6h30 dans le secteur américain et 7h30 dans le secteur britannique (en raison de l’horaire des marées).

Les trois premières marées voient débarquer à l’aube 130 000 hommes, essentiellement américains, britanniques (parmi lesquels les 177 français du commando Kieffer) et canadiens. Ils prennent pied sur cinq plages situées entre Quinéville, dans la Manche, et Colleville-sur-Orne (devenue Colleville-Montgomery), mitoyenne de Ouistreham, dans le Calvados : la 1re armée américaine sur les plages d’Utah et Omaha, la 2e armée britannique sur les plages de Gold, Juno et Sword.

Au soir du 6 juin, l’opération Overlord est un succès. Cependant, les Alliés déplorent la perte de 10 000 hommes, morts, blessés ou disparus, dont un quart sur la seule Omaha et un autre quart pour les 82e et 101e divisions aéroportées américaines. Ils tiennent plusieurs têtes de pont d’une dizaine de kilomètres de profondeur. La terrible bataille de Normandie débute.

À la fin du mois de juillet 1944, 1 500 000 hommes auront pu débarquer en Normandie. De leur côté, les Résistants, en alerte dès le 6 juin et déjà aux prises avec les Allemands dans certains secteurs alpins, participent également à l’opération de libération de la France en renseignant, en guidant ou menant des opérations armées. Au matin du 15 août 1944, entre Cavalaire et Saint-Raphaël, commence l’opération Dragoon, nom de code du débarquement en Provence. Les Résistants participent à la libération de la Provence, notamment en guidant les forces armées américaines et françaises.

Nous ne les oublierons pas !