Coëtquidan et CentraleSupélec s’associent

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Une convention a été signée le 11 juin entre les deux écoles d’ingénieurs, offrant la possibilité à trois de leurs élèves respectifs de suivre une année de formation dans l’école partenaire à compter de la rentrée de 2020. La formation initiale des officiers de l’armée de Terre s’en trouve ainsi renforcée.

Le 11 juin, le général François Labuze, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan et Romain Soubeyran, directeur de CentraleSupélec ont signé à Paris une convention double-diplôme.

Fruit d’un dialogue entamé en juin 2018, ce nouveau partenariat se fonde sur une vision commune aux deux écoles d’une formation complète, y compris sur le plan humain, des futurs cadres de la Nation, qu’ils soient civils ou militaires, ainsi qu’une conception de l’exercice de l’autorité fondée sur l’exemplarité, la compétence et l’intelligence de situation.

Comme l’a souligné le général Labuze, cette collaboration «dispose donc d’un sens et d’une portée des plus emblématiques pour les générations que nous formons ensemble et les prépare aux plus hautes responsabilités au service des autorités politiques du pays».

Haut niveau d’excellence

Ce partenariat permettra aux deux établissements d’échanger trois élèves pour une durée d’une année universitaire à l’issue de laquelle les saint-cyriens et étudiants civils se verront octroyer le double diplôme.

Les premiers élèves-officiers (filière ingénieurs) rejoindront CentraleSupélec en février 2020 pour y suivre les semestres 4 et 5, tandis que les premiers étudiants de l’école supérieure d’électricité rejoindront l’école spéciale militaire de Saint-Cyr fin août 2020 pour y suivre un semestre à dominante militaire et humaine et un autre à dominante universitaire.

Pour CentraleSupélec, la sélection des étudiants s’opèrera lors du semestre de printemps. La décision d’admission en double-diplôme sera conditionnée au passage des tests physiques et médicaux qui auront lieu avant l’été. Pour Saint-Cyr, la sélection des élèves officiers s’opèrera lors du semestre d’automne. La scolarité complète, militaire et académique, peut s’adresser uniquement à des étudiants de nationalité française.

Concrètement, selon cet accord, les élèves-ingénieurs de CentraleSupélec effectueront une année universitaire pleine à Saint-Cyr Coëtquidan, avec un semestre de stage militaire et un semestre académique. Le choix des cours à suivre par l’étudiant, en fonction de ses orientations, sera établi en début l’année académique avec la direction des études de Saint-Cyr Coëtquidan, et validés par la direction des études de CentraleSupélec.

Ils obtiendront alors le diplôme de Saint Cyr conférant le grade Master.

Dans la limite des effectifs de l’échange, les élèves-ingénieurs pourront également suivre un semestre sur la partie militaire ou académique dans le cadre d’un échange de scolarité n’ouvrant pas droit au Double Diplôme.

De leur côté, les élèves-officiers du cursus ingénieur de Saint-Cyr Coëtquidan passeront un semestre de janvier à juin sur un des trois campus de CentraleSupélec, en fonction de la spécialité choisie.

Ils suivront des enseignements spécifiques selon la maquette définie par les directions des études des deux institutions (S8 de CentraleSupélec).

Ils effectueront ensuite un semestre de recherche à l’étranger (jusqu’à fin décembre). Le mémoire de fin de cycle d’ingénieur sera codirigé par un enseignant chercheur de chacune des écoles partenaires. Cette année leur permettra d’obtenir un CESI, diplôme d’établissement de CentraleSupélec.

Ouverture de la formation

Pour Saint-Cyr, ce type de partenariat existe depuis 2009 avec l’ESSEC et depuis 2016 avec l’IEP de Paris. Après les filières sciences humaines et économiques, c’est la première fois que les écoles de Coëtquidan s’engagent de cette manière avec une école civile d’ingénieur. Cette reconnaissance mutuelle par les deux écoles d’une valeur équivalente de leurs diplômes place ainsi Saint-Cyr au rang des grandes écoles d’ingénieurs françaises les plus réputées pour la qualité de la formation qui y est délivrée.

Par ces partenariats, la formation initiale des officiers est confortée. Vecteur d’excellence et de cohérence d’une armée de Terre moderne, elle permet ainsi de générer de jeunes cadres aptes au combat et motivés par un riche parcours professionnel.