L’Armée de terre expérimente des impressions 3D pour ses VBL

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Première expérimentation I3D sur VBL. (Armée de terre)
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La première expérimentation à partir d’une imprimante 3D (I3D) a été menée par la 13e base de soutien du matériel (13e BSMAT) appuyée par le service de la maintenance industrielle terrestre (SMITer).

Disposant d’une capacité d’ingénierie à Tulle, la base développe depuis près de deux ans ses compétences dans le domaine de l’impression 3D. Elle effectue aujourd’hui ses premières opérations techniques sur un véhicule blindé léger (VBL).

Cette expérimentation est une démarche exploratoire des possibilités offertes par l’I3D et une solution envisagée par l’armée de Terre pour palier à l’obsolescence de certains composants notamment sur la ligne de production des VBL. Elle a également permis de valider la capacité de la 13e BSMAT à maîtriser l’ensemble du processus de numérisationmais aussi de montrer que la fabrication de pièces à géométrie complexe est techniquement réalisable en cas d’obsolescence du matériel.

Première expérimentation I3D sur VBL

Ce premier essai expérimental I3D, mené sur deux pièces d’un VBL, est une première au sein du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (MCO-T). Une des pièces avec d’importantes dimensions, a été réalisée dans le cadre d’un partenariat privé, ce qui constitue une première. Elle a subi avec succès une série d’essai sur banc de tests moteurs suivi d’un essai routier sur VBL.

La technique de l’I3D permet la fabrication de pièces complexes qui ne doivent pas remettre la sécurité en cause. Son utilisation requiert un savoir-faire important comme le choix de la technologie d’impression ainsi que de nombreux paramètres. Elle concerne davantage les séries de petites pièces produites en une fois sur le plateau d’une machine d’impression.

L’impression d’une pièce I3D est une des trois étapes du processus de traitement qu’il est nécessaire de maîtriser allant de la production d’un modèle numérique de la pièce à reproduire (scan en 3D et travail sur logiciel de conception 3D) à l’étude de fabrication (positionnement, supportage, trajectoires laser etc.) et enfin, à la réalisation de la pièce par la machine.

L’I3D : une réponse à l’obsolescence des matériels ?

Lors de la vérification et des tests sur un véhicule, il n’est pas rare de devoir procéder au remplacement de certains composants obsolescents. L’absence de stock pour certains peut entraîner des blocages sur la ligne de production. Pour ne pas subir un arrêt de cette chaîne de production, le recours à la fabrication par I3D s’est imposé comme une solution provisoire intéressante et innovante pour l’armée de Terre.  

Grâce à cette première expérimentation, le MCO-T dispose à présent de la capacité à produire en toute autonomie un modèle numérique d’une pièce à géométrie complexe.

La 13e BSMAT entend poursuivre sur cette voie et le pôle ingénierie de Tulle mène actuellement plusieurs expérimentations dans le domaine de l’outillage (fabrication de support en forme d’empreinte réceptacle de boîte de vitesse) et de la conception de mécanismes (validation de la géométrie des pièces et test de la cinématique en fonctionnement avec des composants en polymère I3D).